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Pour être missionnaires, nous devons être contemplatifs de l’Amour de Dieu pour ses préférés, ceux qui ne comptent pas dans nos sociétés… « la moisson est grande et les ouvriers sont peu nombreux… Priez le Maître d’envoyer des gens… » Le Père Anizan disait qu’il « voulait être pour tous les déshérités le pont qui sert à Dieu pour entrer dans leur cœur, et pour eux, le pont qui leur serve pour aller à la rencontre de Dieu ». Ste Thérèse d’Avila et Ste Thérèse de l’Enfant Jésus nous rappellent que nous devons prier sans cesse, au milieu de nos activités, mais réserver des moments privilégiés où, devant le Seigneur, nous puissions parler du monde à Dieu et recevoir son amour pour parler de Dieu au monde !! Notre temps souffre d’un manque d’Espérance, d’un manque de sens pour la vie ; nous ne pouvons garder pour nous le trésor que nous avons reçu.

« En réseau » octobre 2006 - Aveiro

Les fondateurs… ce sont les racines d’un arbre! En fait, on ne sait plus très bien dans quelles profondeurs ils ont puisé leurs intuitions prophétiques… mais l’arbre tient bon porté par la sève de tous les bouleversements du monde. Les feuillages et les fruits ont tour à tour couleur d’été, d’automne, d’hiver ou de printemps. Pour parler d’eux, les mots changent au gré du temps. Le vent lui, celui de l’Esprit souffle où il veut en murmurant dans toutes les langues …

« Si le monde est sauvé ce sera par la Charité » « Soyez de feu pour Dieu ». C’est le brasier du message de J. Emile Anizan et de Thérèse Joly.

A nous de devenir, à leur suite « fondements d’Espérance pour aujourd’hui ! »

«le fondateur évoque pour moi :

  • vivre au cœur des quartiers populaires comme tous… (pas d’œuvres à nous)
  • vivre en proximité
  • vivre profondément enracinées en Jésus Christ pour être levain évangélique,
  • levain de Charité, Flamme d’Amour et de joie!!»

 


« La passion de DIEU et du PEUPLE » : appel à vivre passionnément l’amour de DIEU et des frères. Vivre à fond à la suite du Christ dans un peuple, avec ses richesses, ses souffrances, sa lutte, son espérance. Passion qui se vit dans la contemplation et la mission qui se nourrissent mutuellement.

« Nous ne sommes pas assez imprudents » : c’est un appel à prendre des risques, à se compromettre s’il le faut pour rejoindre les plus démunis, tous ceux qui œuvrent pour le royaume de DIEU… « la charité du Christ nous presse » - Haut de page

Deux expériences du Père Anizan sont pour moi chemin de vie :

  • son expérience spirituelle à Pleterje dans la nuit du combat, avant la fondation des Fils de la Charité et des Auxiliatrices de la Charité. « Non pas mes œuvres mais celles de DIEU, non pas ma volonté mais celle de Dieu ». Cette attitude marque mon accompagnement avec les jeunes : mettre tout en œuvre et laisser le Christ faire son chemin en eux.
  • « J’ai le mal de DIEU, le mal du PEUPLE » m’habite au cœur de la cité, de la ville. La spiritualité du Carmel m’ouvre au réalisme, à la contemplation : cela m’invite à rejoindre l’expérience spirituelle de ces jeunes (reçue de leurs familles d’origines antillaises et africaines), et à leur permettre de découvrir la place du silence dans leur vie.

Ma référence aux fondateurs a toujours été limitée. En effet, lors de mon entrée au postulat, à cette époque, on ne nous parlait pas beaucoup de Mère Thérèse JOLY dont nous avons peu de textes consignés par elle-même. Quand aux écrits du Père Anizan ils venaient tout juste d’être découverts. Je les ai lus par la suite mais son style ancien me déroutait.

Tout dernièrement j’ai beaucoup apprécié le livre « Soyez de feu pour Dieu » (Paroles et prières d’un prêtre du Peuple : J. E. Anizan). Je me retrouve bien dans sa présentation et les textes retenus en lien avec l’aujourd’hui. Il m’aidera peut-être à me convertir à la manière du Père Anizan !!!

En conclusion, je n’ai pas été marquée par les fondateurs en eux-mêmes, mais par l’orientation missionnaire qu’ils ont suscitée et qui me permet aujourd’hui de continuer dans ma consécration religieuse, à témoigner dans mon milieu d’origine de la Bonne Nouvelle. - Haut de Page

75 jeunes de 15 à 30 ans se retrouvent de tous pays, de toutes couleurs, issus de groupes différents : aumônerie, groupe 18-25 ans, chorale antillaise, jeunes catéchumènes, nouveaux confirmés, jocistes… Messe festive, temps convivial, réflexion prière… ils ont ensemble exprimé comment le Christ est vivant dans leur propre vie et comment ils se sont laissés rejoindre sur la route comme les disciples d’Emmaüs.

Témoin de leur démarche et de leur cheminement, ce fut pour moi un grand moment d’action de grâce et d’intense communion.

Contempler l’action de l’Esprit dans le cœur de ces jeunes rassemblés est un cadeau sans prix. Les délégués de ces différents groupes ont œuvré une année entière pour motiver, dynamiser leurs équipes et aboutir à cette rencontre fraternelle. Ils ont vécu, eux aussi un grand moment de joie profonde.

« Il faut être audacieux » disait le Père Anizan. Il faut « oser ». « On n’est jamais assez entreprenants » « mais, par-dessus tout aimez Dieu».

Cet Amour contemplé, donné, reçu est invitation à te rejoindre Seigneur, dans le secret mais aussi là où Tu nous précèdes… chez tous les tiens.

« Qui possède Dieu ne manque de rien

La patience, tout obtient, Dieu seul suffit » disait Thérèse d’Avila - Haut de Page

 
 
(c) Auxiliatrices de la Charité 2007
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